Il est de ces personnages qui changent le cours de l'Histoire, forgée en partie par l'histoire du sport, et l'on peut décemment classer George Nissen parmi ceux-là.
Ce gymnaste et plongeur visionnaire inventa, dans les années 1930 aux Etats-Unis, un appareil devenu sport: le trampoline.
Le concept lui était venu, nous a-t-il raconté, en voyant deux trapézistes italiens en représentation dans un cirque itinérant et qui utilisaient le rebond de leur filet de sécurité pour exécuter des figures, sous les cris d'amusement du public.
George avait alors tendu une toile composée de bandes de Nylon entrecroisées et reliées à un cadre métallique par des élastiques, dans la version initiale de l'appareil.
Ce n'est qu'après que les ressorts métalliques, à l'élasticité meilleure, ont remplacé les sandow. La fibre entrepreuneriale de Nissen en fit le développeur de cet engin nouveau, qui allait connaître une expansion fulgurante avant la Seconde Guerre mondiale dans les universités américaines, puis pendant la Guerre en servant à l'entraînement des pilotes de l'US Air Force.
Après la guerre, Nissen parvint à hisser son engin à la NASA et Scott Carpenter, 4ème Américain de l'Espace, en fit une base de la préparation des astronautes des missions Apollo.
En 1964 fut fondée à Londres la fédération internationale de trampoline. En 1998, la fusion entre la FIT et la fédération internationale de gymnastique introduit le trampoline au programme olympique des Jeux de Sydney.
George Nissen, outre l'inventeur et le développeur du trampoline, a également été l'auteur de nombreuses améliorations d'appareils de gymnastiques (notamment au niveau des possibilités de réglage), innovations brevetées.
En 2006, à l'initiative d'Acrobatic Sports, les organisateurs du championnat d'Europe de trampoline à Metz invitèrent en France George Nissen. Acrobatic Sports organisa à cette occasion une visite historique à l'INSEP, lieu des premières démonstrations de trampoline en France dans les années 1960 et qui allaient lancer la discipline, aux côtés de Bernard Ammon, Pierre Blois et Michel Rouquette.
La presse en parle: New York Times